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mardi 21 février 2017

comment voulez-vous... ?

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je veux qu'ils se salissent, et qu'ils aiment ça ! alors je sors mon pain d'argile. je façonne 4 boules bien gluantes.

et débrouillez-vous !

a ma grande surprise 25 mois s'y est immédiatement plongée à deux mains. et vas-y que je te malaxe avec délectation.

un peu plus en retrait 23 mois s'est laissé entraîner. pas question de ne pas imiter.

20 mois y est allé du bout des doigts.

13 mois .... à pleine bouche. bien entendu. puis il a trouvé la matière bien curieuse à toucher.

ensuite je leur ai donné des outils pour compléter la découverte. il y a eu un moment intense où chacun explorait à sa place.









puis juste avant l'excès je suis affairée à débarrasser. il faut essuyer le plus gros de la glaise des mains, puis les mains avec du sopalin, porter l'enfant jusqu'à la salle de bain pour le laver à l'eau,

vite car ils veulent tous descendre en même temps.
moi je cours dans tous les sens.

pendant ce temps quelqu'un a tamponné la planche de mon bureau. je gronde, (ça va recommencer 10 mn plus tard.)

13 mois a faim à 10h30. il se poste vers la cuisine, et réclame. je me dépêche il faut encore tout nettoyer la table, je récupère l'argile qui nous servira plus tard. je mets les tabliers au lavage.

saleté d'argile, difficile à nettoyer, ça reste blanc après plusieurs passages. je tente à l'alcool ménager.

je me lance dans un menu express.
3 avocats pour 4, miettes de crabe, flageolets. kiri, biscotte aux 6 céréales. compote pomme-poire sans sucre ajouté.
c'est un menu que les garçons ont adoré.

moi je me suis contentée du reste de flageolets et de fromage, de pain et de compote car il n'y avait plus d'avocat ni de crabe. si ça se trouve je vais être toute mince demain !

et puis mon lave-linge qui remarche, ma mère qui remonte la pente, le temps qui se couvre, les oiseaux qui sont contents.

2 ouistitis qui se sont servis dans mon placard, en ma présence, sans bruit quand je leur tournais le dos = ils se sont enduits les joues et les cheveux de quelque chose de mou et transparent, comme du gel, rien de marqué sur le flacon. je n'ai pas eu le temps d'enquêter car j'avais un bébé sur la table à langer...j'ai grondé.

10 mn après je suis intervenue pour encore la même raison.

et voilà comment la matinée se passe, il faut avoir des yeux derrière la tête. sinon on se fait pigeonner. croû...croûrooou...

mon aspirateur était bouché car j'ai aspiré une noix...

sinon tout va bien. ma petite histoire du jour =
tu vois le crocodile qui nage dans la rivière ? tu vois l'oiseau qui vole dans le ciel ? l'oiseau a soif. il se rapproche de l'eau pour boire. "croque" fait le crocodile !

- encore ? encore ? encore ?
- non là c'est bon, je mange.
- tu manges ?

13 mois tout content de nous montrer tout ce qu'il sait faire. je dis "croque"dans la biscotte, lui aussi, il répète, tout comme les copains.

il paraîtrait que chez nounou c'était mieux qu'à l'école dit cet enfant qui est trop grand à sa maman...

comment voulez-vous, mais comment voulez-vous que 20 à 30 enfants se sentent aussi à l'aise que chez leur assistante maternelle où ils ne sont que 4 au maximum ? même si la maîtresse a plus de mérite pour l'enseignement qu'elle prodigue, on ne peut pas lui demander de se démultiplier. heureusement que l'école n'est pas obligatoire dès 2 mois !



lundi 20 février 2017

la bienveillance pour tous chartre de l'hôpital d'Albertville

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et ben oui, le ciel a beau être d'un bleu azur, n'empêche qu'il y a quelque part des êtres qui souffrent dans leur coeur ou dans leur corps.

aujourd'hui c'est dur dur de travailler, pourtant je dois être à mon poste, j'ai déjà déserté vendredi. (vendredi j'ai renvoyé mes 4 accueils pour accompagner ma mère qui partait avec le Samu aux urgences, et si je l'ai fait c'est que je ne pouvais pas faire autrement.)

car je ne vais plus signer de décharge à l'hôpital comme je l'ai déjà fait pour moi-même quand j'étais malade ou refuser des arrêts de travail pour ne pas déranger les parents.

même s'ils sont tous extrêmement attentionnés envers moi ils ne me feraient pas passer AVANT la santé de leur famille.

donc ce week-end je l'ai passé aux soins intensifs car ma mère a chopé la grippe A. moi je l'ai eue en 2015 et limite appelé le samu tellement j'ai dégusté.

ma mère a 89 ans, c'est pour dire. les vieillards et les bébés peuvent juste mourir de cette grippe.
comment elle l'a attrapée ? elle était vaccinée et elle n'est pas sortie de chez elle, pendant 15 jours, donc c'est une de ses relations qui la lui a livrée à domicile. peut-être moi qui sait. on ne peut rien y faire.

le souci c'est qu'elle a un gros problème avec l'usure de son coeur, et ses jours sont comptés...depuis 4 ans.

je sais ce que vous pensez = à cet âge, la belle affaire, elle a dépassé l'espérance de vie moyenne d'une femme, il faut accepter de la laisser partir un jour.

ces mots je me les redis dans ma tête, assez souvent pour me préparer. mais là j'ai bien vu que je ne suis pas du tout prête encore. et que même si elle me tape sur les nerfs au moins une fois par jour je suis prête à me sacrifier 10 fois de plus pour l'avoir encore en vie et en bonne santé.

quand elle partira je n'aurai plus personne vers qui me tourner quand j'ai besoin de vider ma besace, il va falloir que je me la vide à moi-même. je n'aurai plus le miroir de mon passé que je contemple dans son visage ridé. seule ma mère sait ce qui a été de moi, elle sait beaucoup de choses, elle peut me comprendre. et me pardonner.

donc elle est aux soins intensifs, branchée de toutes parts, et on n'y entre que 2 membres de la famille proche à la fois, masqués et avec la blouse stérile, les mains désinfectées 2 fois de suite.

je leur tire mon chapeau. je n'y étais jamais allée encore. le personnel est d'une douceur exceptionnelle, (sauf une qui a besoin de réviser la bientraitance un peu plus sérieusement).

alors pour la santé, il y a des hauts et des bas, hier soir j'avais mes raisons de penser qu'elle pouvait s'en sortir mais je ne sais pas dans quel état encore.

vous imaginez donc que ce matin la reprise a été dure. Mais je l'ai fait.

nous nous relayons à son chevet. nous essayons de l'entourer de tout notre amour, parce qu'il n'y a que ça qui compte dans la vie, encore plus quand la vie s'essouffle comme une bougie.

mais vous imaginerez encore mieux ma situation quand je vous aurai dit qu'à 2h du matin j'ai encore eu une terrible crise de colique néphrétique et que je ne me suis rendormie que de 6h à 6h45...

mais je l'ai faite cette p*** de matinée de lundi.



inspiré de

samedi 18 février 2017

il faut se sentir capable pour pouvoir se relever d'un échec.

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C'est même quand on aura eu le courage de prendre la parole que les techniques pour apprendre à parler prendront enfin tout leur sens.

C'est pourquoi l'anticipation instrumentale, aussi nécessaire soit-elle, ne peut se passer de l'anticipation éthique. 

L'anticipation éthique, elle, est dans cette qualité du regard qui donne à l'autre la confiance nécessaire pour qu'il fasse lui-même le pas et ose sa propre liberté. Elle est aussi dans ce souci de ne pas verrouiller les situations didactiques simplement pour lutter contre mes angoisses d'éducateur. Elle est dans cette volonté de laisser place à la parole de l'autre, de me dégager doucement, sans mettre en scène mon suicide pour apitoyer l'assistance, mais en faisant cet apprentissage de la pudeur qui est aussi un renoncement à ma toute puissance. En ce sens, l'anticipation éthique n'exclut jamais le risque pour l'éducateur, elle ne joue jamais "à coup sûr" puisque, par définition, je ne peux contrôler l'émergence de la liberté de l'autre.
                             Philippe MEIRIEU


ce lien je me l'étais gardé un bout de temps en onglet sur mon pc, je savais qu'il me parlerait. c'est une réflexion sur toutes les manières d'éduquer, où doit-on se placer pour le mieux réussir.

on insiste sur les deux constantes =
  1. l'éducateur donne des pistes d' apprentissages
  2. c'est l'enfant seul -quand il décide de prendre le risque de l'échec- qui utilise les moyens à sa disposition pour avancer.
  3. grandir ne se fait pas sans ratages.
  4. il faut se sentir capable pour pouvoir se relever d'un échec.


on part d'un enfant qui doit devenir adulte responsable et autonome. et pour ça il dépend des autres. ceux qui sont en charge de son éducation, comme ceux qui partagent sa planète.

certains qui vont vouloir abuser de leur toute puissance.

d'autres qui vont se croire tout savoir.

ou d'autres qui vont appliquer tout et rien à la fois. à la lettre.

alors que la meilleure formule serait -quand on est éducateur, d'avoir assez de connaissances pour les dispenser à doses homéopathiques,

saupoudrées dans l'esprit de chacun par potions individuelles reformulées à chaque circonstance. 

il n'y a pas de manière unique pour éduquer puisque chaque cas est unique, c'est ce qui fait les êtres différents.

jeudi 16 février 2017

avoir la courante, ça vous fait courir à toute allure !

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c'est bien comme ça que je le ressens, par moment je cours à toute allure...aux toilettes. j'espère que je ne vais pas refiler le virus à tous ceux que j'ai cotoyés aujourdhui, car ça fait pas mal de monde déjà en une matinée.

ça doit être dans les magasins que j'ai chopé ça hier. j'aurai mieux fait de rester bouclée chez moi...

non mais là j'ai mangé une plaque de chocolat noir, ça devrait solidifier le problème ?

nous sommes allés au ram, c'était PARFAIT d'après moi.

mais d'abord avec Théo, puis Chloé, enfin rikiki, puis Eva, nous avons fait une partie de bowling.
sur la table il y a des accrocs c'est parce que je m'en suis servie pour décharger le groupe électrogène au chalet (il nous fallait une rampe, et ce fut la planche de ma table de salle de jeux...) je devrais peut-être quand même la réparer...




 si j'enlève l'étiquette j'arrache la couverture, tant pis je ne pourrai pas vous faire croire que je l'ai payé 15€.

là je vous mets carrément le lien pour vous abonner, je l'ai fait moi-même. j'ai acheté le 2 et 3 hier à Carrefour market. et ce matin ils ont découvert le loup et le chaperon rouge, les marionnettes à doigt qui sont offertes, le livre je le garde car il se déchire. et il y a une application informatique pour aller plus loin  pas eu le temps encore de la télécharger. je vous dirai.

http://www.altaya.fr/enfants cliquez sur contesappraconter.

et je ne vais pas vous laisser sans vous parler du ram, c'était carrément tout ce que j'aime. nous avons été divisées en groupes de 6 ass mat avec leurs accueils pour passer de l'autre côté, nous sommes trop nombreuses pour évoluer avec autant d'enfants.

dans la grande salle des fêtes il y avait des tissus au sol pour asseoir les enfants. la chaine hifi avec des chansons que nous avons rythmées ensemble avec des percussions et nos voix. 

nous avons découvert le hang
La partie supérieure du hang, le « ding », permet d'obtenir un son très différent suivant la manière dont elle est utilisée ; il est ainsi possible d'obtenir des sonorités proches de celles d'une harpe ou d'une cloche. On trouve sur le ding sept à huit notes disposées en cercle de la plus grave à la plus aiguë, autour d'une plus grave en son centre. Chacune de ces notes fondamentales a trois harmoniques accessibles de différentes façons ; on pourra par exemple étouffer la fondamentale avec un doigt et faire résonner les harmoniques en frappant sur les côtés de la note10.
La partie inférieure de l'instrument, le « gu », est essentiellement constituée d'une surface lisse avec un creux arrondi en son centre. Cette cavité vide permet l'apparition d'une résonance de Helmholtz, comme dans l'udu, qui permet à l'instrument de résonner et de faire entendre ses différentes harmoniques.
Chaque hang peut être accordé dans une gamme qui lui est propre. La gamme pentatonique, par exemple, mais également des gammes au quart de ton, indonésiennes, iraniennes ou hongroises, certaines développées par Steve Shehan pour l'instrument, merci wikipedia.


tous les enfants ont pu le toucher, une de mes collègues connaissait très bien l'instrument tandis que moi je n'en avais jamais entendu même parler.

et puis nous avons joué à imiter les animaux, l'éléphant, le singe, la grenouille... moi la grenouille je l'ai laissé s'échapper car je ne peux plus l'imiter en sautant et rebondissant. je reste coincée au 1er rebond au sol.

non mais c'était top vous auriez du nous voir nous disperser dans la salle des fêtes en poussant des cris de jungle, les enfants ont adoré aussi.

et puis pour calmer les excités de joie l'animatrice les a fait allonger sur les tissus sur le dos et nous avons écouté "calme comme une petite grenouille" c'est une comptine de yoga qui dit que la petite grenouille est capable de ne pas se laisser distraire par le premier bruit qui la dérangerait...



j'espère chères collègues que vous êtes bien jalouses de ne pas avoir un Ram aussi bien que le mien. et pourtant notre salle est bien pourrie pour des jeunes enfants. mais on peut faire du top quand même, donc ce n'est pas le local qui fait la qualité.

en plus de l'animatrice qui décide tout toute seule, il y a un lien qui se tisse entre les ass mat. je découvre des collègues qui sont très attachantes et elles me manqueront quand je ne viendrai plus...
je n'étais pas venue pour m'attacher pourtant.

maintenant je vais feuilleter mon livre, sauf que Mistigri pleure en dormant...il a mal aux dents c'est terrible quand on est petit.

mardi 14 février 2017

mardi 14 février.

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le coffre à musique est passé dans le salon, et ce matin nous l'avons ouvert, vidé, rangé, et refermé.

un petit instrument avec 2 pots de yaourts collés à la colle chaude.



bon, la photo de la flûte est ratée je crois.

les enfants ont fait de la peinture de tortues

ensuite ils ont joué dans le jardin pendant que j'ai réchauffé le gratin de chicorée pain de sucre, avec des pâtes.

c'est le plat de 13 mois, je l'ai mixé. il a adoré avec 1 banane. il a mangé sa banane tout seul. le laitage était dans le gratin. + 1t de pain.